L’observatoire des tissus

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D'où nos tissus viennent-ils ?

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lobort19 (il y a 1 année, 1 mois)

J'espère être au bon endroit pour poser cette question. Les modératrices pourront peut-être me rediriger vers un groupe plus adéquat .

D'où nos tissus viennent-ils ? Voilà une question qui me taraude depuis quelques mois et elle s'est ravivée hier soir après le visionnage sur France 5 de l'émission "Vert de rage" consacrée à l'industrie textile en Malaisie.

Depuis quelques années on vilipende la fast fashion, les conditions inhumaines dans lesquelles ces vêtements sont produits. La communauté Thread & Needles y est sensible , elle fait des choix différents quand je vois des groupes tels que "création remède à la consommation" ou "recycling".

Comme beaucoup d'entre vous j'achète mes tissus dans les grandes enseignes spécialisées, sur internet aussi. A contrario des vêtements qui indiquent leur lieu de fabrication, ce qui nous permet de faire ou non des choix, je ne vois que très rarement l'indication de la provenance du tissu que j'achète.  La lisière des tissus  ne donne pas d'indications et les étiquettes accrochées aux rouleaux qui les accompagnent non plus.

Comment faire un choix éclairé ?  Questionnées, les vendeuses indiquent le plus souvent une provenance "européenne" (tiens,tiens, bien sûr que je vais te croire...)  sans pouvoir indiquer précisément qui vient d'où . Ça sent l'enfumage cette affaire...

Je me doute bien qu'un tissu acheté 4.5€ le mètre ne doit pas être éthique. Un tissu à +20€ /mètre l'est-il davantage ? Rien n'est moins sûr.

Ayant consulté les sites des enseignes je m'aperçois qu'elles ne communiquent pas sur ce sujet. Sur l'un d'eux j'ai trouvé "Nous avons établi des partenariats avec les plus grandes marques pour vous proposer des produits actuels au meilleur prix."  Bien avancée !

Nous pouvons nous rassurer en achetant des tissus répondant à des normes, bien plus chers mais soyons honnêtes...la plus grande partie d'entre nous apprécie les "bonnes affaires".

Donc je me demande si parmi la communauté  T&N  certaines ont des infos, des sites à recommander qui nous permettraient de "tracer" nos tissus. Quels fabricants approvisionnent Bennytex, Selftissus, Mondial Tissus, Stragier ....?  Qui sont ces fabricants d'ailleurs ?

Les vêtements indiquent bien leur provenance ( là aussi il y aurait à dire ) pourquoi pas avoir la même exigence pour les tissus ?

Merci à vous tous et toutes qui voudrez bien poursuivre cette discussion.

Bonne soirée

 

 

 

Lune_Bleue (il y a 1 année, 1 mois)

En fait, dans un tissu, il y a plusieurs choses : le lieu de fabrication de la fibre (usine si synthétique, champ ou animal si naturel, les deux successivement si c'est un naturel traité : viscose par exemple), le lieu du tissage, le lieu de la teinture et le lieu de la commercialisation... et tous les kilomètres que le "tissu" a fait entre toutes ces étapes... Comment et où (pays, conditions de travail, conditions de traitement des déchets et produits toxiques, etc.) sont réalisées toutes ces étapes...

Certains revendeurs de tissus essayent de tracer certaines étapes, certaines grandes marques de tissus ont un circuit connus et fixe depuis longtemps, pour d'autres c'est le flou total.

Après, il te faut définir ce que tu considères comme acceptable et faire des compromis... Les tissus, quels qu'ils soient, produit dans des conditions connues et identifiées par des grandes marques reconnues sont chers, il n'y a pas de secret (wax hollandais Vlisco, liberty, lainage à costume italien ou anglais...). Leurs équivalents vendus à un quart ou un dixième du prix ne sont pas de la même qualité, ni produits dans les mêmes conditions, il n'y a pas de secret non plus.

Quand un tissu est peu, très peu, cher, on peut se poser des questions (mais pas toujours : un lainage pour costume de qualité produit par une marque italienne ou anglaise dans les conditions tout à fait raisonnable est hors de prix de 40€ à 400€ le mètre... une fin de série de ce même tissu peut parfois se retrouver, chez sacré coupon, par exemple pour entre 250€ à 90€ les 3m... mais c'est exceptionnel). Quand un tissu est cher, mais à la mode... hum-hum... en général on paie bien trop cher... Quand un tissu te revient 15€ les 3m pour un coton... c'est qu'il n'est pas forcément produit dans de bonnes conditions, mais parfois, tu ne peux te permettre de mettre plus pour certains projets... alors tu transiges, plus ou moins en connaissance de cause...

lobort19 (il y a 1 année, 1 mois)

Merci Lune_Bleue,  je pensais, naïvement, que les usines textiles fabriquaient le tissu de A à Z ... là ça se corse.   Je vais commencer par aller voir du côté des marques.

Lune_Bleue (il y a 1 année, 1 mois)

Certaines marques en France ou en Europe essayent de faire les choses proprement, leurs tissus sont durables, mais pas donnés... ;-)

Certaines matières posent problème pour des raisons écologiques : nécessitant beaucoup de produits chimiques extrêmement polluants pour leur production (exemple viscose), nécessitant beaucoup d'eau et de pesticides pour pousser (exemple coton), se désagrégeant à chaque lavage en produisant des micro-particules indestructibles ou presque (exemple je ne sais plus quel synthétique), la teinture synthétique est souvent une horreur, tout comme le blanchiment... Mais tu ne peux pas tout éviter et te vêtir de lin, de chanvre (qui poussent comme des mauvaises herbes en Europe et en France pour peu qu'on les y cultive) et de "laine bio de mouton heureux et gambadant dans l'herbe fraîche" teintés avec des plantes locales, le tout cultivé, filé et teinté à moins de 300km de chez toi... alors, tu transiges, un peu, beaucoup... en connaissance de cause, ou non... pour coudre le maillot de bain de ton été, ou ta chemise à un prix raisonnable ;-)

Ori (il y a 1 année, 1 mois)

Certaines marques font un effort de transparence. Je pense à Mars-Elle qui indique la provenance, le lieu de tissage, d'impression en Europe. Et déjà le tissu parcourt des km entre plusieurs pays... on ne se rend en fait pas compte du coup environnemental des tissus, même certifiés bio.

Une évolution de l'étiquetage serait effectivement une première étape à notre prise de conscience. Ensuite on transige et on fait des compromis comme le dit Lune_bleue, et c'est déjà un début.

aelys (il y a 1 année, 1 mois)

Merci d’ouvrir cette discussion qui concerne un sujet qui me touche tout particulièrement.

Si j’ai commencé à coudre, c’est entre autre pour consommer de façon plus responsable. On se rend rapidement compte qu’en cousant nos propres vêtements, on évite l’étape « exploitation au Bangladesh » ce qui toujours ça de pris, mais ça ne suffit pas du tout pour que nos vêtements soient vraiment éthiques, écolos, responsables etc.

 

Déjà première chose, le coton ne pousse pas en France 😉 donc quoi que tu fasses, quand tu achètes du coton même « made in France » la fibre aura déjà fait pas mal de trajets !

 

Bon on peut trouver quelques pistes pour consommer des tissus un peu plus clean.

 

Le Liberty : tissé en Grande Bretagne, et d’une qualité telle qu’on peut le considérer comme durable. Mes vêtements en liberty sont vraiment les seuls qui ne bougent pas d’un poil malgré les lavages.

 

Les Trouvailles d’Amandine : tissus bio tissés et imprimés en France  https://www.amandinecha.com/fr/

Tous les tissus que j’ai commandé sont très beaux, point faible je trouve que les couleurs ne tiennent pas super bien au fil des lavages.

 

Mars-Elle : tissus bio tissés en Europe (pis c’est une needlenaute 😉 ) https://www.mars-elle.com/

J’ai commandé une seule fois du jersey, jolie qualité bien que la couleur reçue ne corresponde pas tout à fait à ce que je voyais à l’écran. Pour le moment la qualité a l’air d’être au rendez vous mais je n’ai pas encore fait beaucoup de lavage.

 

1083 : tissus jean bio tissés en France et super qualité https://www.1083.fr/jeans.html Je n’ai jamais commandé de tissus au mètre, mais j’ai acheté quelques jeans qui ne bougent pas du tout.

 

Scotlandshop : des tartans tissés en Ecosse, qualité magnifique aussi. https://www.scotlandshop.com/fr Je me retiens pour ne pas me vêtir uniquement de tartans tellement je les trouve beaux mdr.

 

Sur le site Stragier il y a également quelques tissus made in France, mais ils sont rares.

 

Quoiqu'il en soit, ces tissus ont tous un point commun : ils sont chers....

Bisoudoudou (il y a 1 année, 1 mois)

J'ajouterai Fil Etik qui a aussi une traçabilité sur son site. Son matelassé notamment ne bouge pas d'un poil. J'ai cousu une veste pour mon grand qu'il a porté non stop et que porte maintenant le petit et elle n'a pas bougé, je la passe même au sèche linge, c'est dire la résistance... Je suis super fan de ses tissus que j'achète régulièrement et qui sont autant de plaisir à coudre qu'a porter.

 

De même que les tissus d'Amandine Cha ( les trouvailles d'Amandine) dont je réserve le même traitement et qui ont des qualités de dingue.

 

Il m'arrive de craquer sur le marché de la plaine mais c'est rare. Le plus gros de mon stock vient d'Emmaüs, j'y trouve des merveilles pour pas cher ( et comme là où je vais c'est une région textile, on y trouve beaucoup de made in France des années 70! Des merveilles).

 

Je n'achète pas chez d'autres revendeurs internet, ( et très rarement en boutique ) il m'est arrivé une fois d'acheter chez les coupons de saint pierre, et une autre fois dans une boutique en ligne dont j'ai oublié le nom mais j'ai été déçue, les tissus du marché tiennent plus le choc!

 

Dorénavant, je privilégie à fond les tissus bio ou la récup/seconde main. Et surtout essentiellement des tissus avec des fibres naturelles.

missumlaut-Kikoo (il y a 1 année, 1 mois)

Aelys : J'apprécie ta remarque sur le coton ! Bon à savoir également que le coton est une plante gourmande en eau et en engrais, dès son origine. Le coton bio n'est pas écolo-durable pour autant...Les différentes viscoses sont honnies à cause des effluents, mais ces rejets pourraient devraient être contrôlés : les process fonctionnent avec un type de cellulose particulier, mais tout type de cellulose pourrait être utilisé ce qui diversifie bien le choix de la matière d'origine qui peut être une fibre locale, voire un sous-produit agricole comme la paille.

Tachalili (il y a 1 année, 1 mois)

petit extrait d'un article de blog d'Amandine Cha concernant la viscose - lien: viscose

"La viscose est une matière avant d’être un tissu (le raccourci fait mal aux oreilles quelquefois) qui en tant que fibre peut être travaillée en satin, popeline, sergé, crêpe … de viscose ! Bien qu’issue de matières naturelles (bois, bambou, …), la viscose n’est pas pour autant une fibre naturelle. Il s’agit d’une fibre artificielle, obtenue par traitement de la cellulose avec de la soude caustique.

La viscose nécessite un traitement chimique agressif : la pulpe de bois (et non des déchets de bois comme j’ai pu l’entendre !) est dissoute grâce à des bains de soude caustique, afin d’obtenir une masse floconneuse qui est mélangée à du disulfure de carbone pour devenir une pâte utilisée à travers une filière, enfin les filaments ainsi obtenus sont refroidis dans un bain de sulfates et d’acide sulfurique (ou vitriol).

Pourquoi a-t-on inventé la viscose ? La viscose a été inventée pour remplacer principalement la soie  par la mise au point d’un procédé permettant justement d’obtenir une fibre très bon marché fin 19éme/début 20éme siècle – d’où son petit nom de « soie artificielle » – au toucher doux, absorbant, léger, à l’aspect plombant et luisant.

Le procédé viscose est un procédé très polluant de par ses rejets de solvants toxiques, mais aussi par la déforestation massive que la demande entraine.  Il faut savoir que 70 millions d’arbres sont abattus chaque année – soit 140 000 hectares en moyenne –  pour réaliser 5 millions de tonnes de viscose **, uniquement pour répondre à la demande de l’industrie textile. Cette course à la déforestation a un impact très fort sur la faune locale qui voit son habitat réduit à une peau de chagrin. Mais en plus d’avoir un impact très fort sur la faune terrestre, le procédé viscose est très gourmand en eau lors de sa fabrication avec environ 400 à 11 000 litres d’eau consommés pour fabriquer 1kg de viscose, alors que le plastique en consomme 1 à 2 litres pour le même poids*. Il a malheureusement aussi un impact négatif sur la vie aquatique en raison des rejets de substances chimiques et pose la question du traitement de ces déchets chimiques – soude caustique et acide sulfurique – non recyclés…

Outre l’impact environnemental négatif à la coupe des arbres et pendant la création des fibres en raison des rejets chimiques dans l’eau par exemple, il ne faut pas négliger l’impact social et sanitaire de la fabrication de la viscose. Les personnes travaillant à la fabrication des fibres sont soumis à un environnement toxique quotidien qui influence leur santé et leur bien-être. De plus, les intrants chimiques agressifs utilisés dans le procédé viscose deviennent des composants des fibres à part entière et restent présents dans les tissus fabriqués à partir de viscose malgré les traitements (teinture, impression, finitions, lavages …) que subira le tissu avant de devenir votre petite robe préférée. L’impact sanitaire est aussi malheureusement important que néfaste pour les consommateurs finaux (absorption par contact continu avec la peau).

La viscose de bambou, de bois (pins par exemple), mais aussi le cupro, le Lyocell, le Tencel et le Modal sont des fibres artificielles cellulosiques  qui nécessitent toutes le « procédé viscose » pour naître. Mais elles ne se valent pas toutes ! Certaines fibres comme le Tencel et le Lyocell (pulpe de bois d’eucalyptus) sont issues de forêts gérées durablement car elles possèdent un certificat PEFC-FSC (disponible sur simple demande, à exiger donc, en tant que consommateur, pour éviter tout greenwashing !). Elles ont l’avantage aussi d’avoir un procédé de fabrication breveté plus propre qui recycle à 99%  la soude caustique ! Il reste le problème de l’impact sanitaire sur l’homme – producteur et consommateur final…"

missumlaut-Kikoo (il y a 1 année, 1 mois)

Comme toute chose il faut nuancer : évidemement, c'est plus facile de penser "simple" et de se fier à une étiquette bio et pour ce qui est des viscoses type Lyocell, à une  étude source unique. En soi, le fait de couper des arbres n'est un problème que si on ne replante pas, en respectant la diversité autant que les hectares. L'utilisation de fibre de bois peut au contraire être une bonne incitation à la valorisation des sous produits de la sylviculture (petits morceaux, essences non recherchées). La cellulose c'est quand même le truc le plus facile du monde à produire et on peut favoriser les espèces locales avec un processus adapté. Le problème ici semble que les dénominations déposées sont mal défendues - voir par exemple les pièces de tencel sur coupons de St Pierre, dont la composition indique "viscose " sans plus.

Pour ce qui est du processus utilisant des produits agressifs, pour moi l'important est de contrôler les effluents (ceux de la fabrication du coton ne sont pas du tout anodins, teinture à l'indigo comprise !). La question de la teinture, lavage etc est sensiblement la même pour tous les tissus pour ce qui est du contact avec la peau. La soude caustique concentrée est un produit très corrosif, à manipuler avec précaution mais neutralisable assez simplement, ça ne va pas m'affoler plus que l'acide chlorhydrique que j'ai dans l'estomac. Le savon est fait de soude et de matière grasse, je vous rappelle. Quand on me dit "les intrants, ben moi j'ai envie de savoir lesquels et s'ils sont potentiellement toxiques ou non. Dans mon coin il y a une grosse usine laitière et je suis prête à parier un  beau camenbert que les rejets de produits de nettoyage ( l'industrie alimentaire, c'est archi propre et le laitier, plus que archi ) battent ceux d'une filature de tissu. Pas glop hein. Ce qui me fait réagir c'est la construction simpliste d'une opposition entre "naturel" et "artificiel" - comme ci la culture intensive d'une plante était un phénomène spontané, et l'ignorance que recouvre la crainte de la "chimie ". Le seul tissu "naturel" c'est de se mettre une feuille de figuier sur le frifri et la zigounette comme Adam et Eve, ou si on est frileux une peau de mouton non tannée comme leur fils Caïn.  Oui, il faut exiger la traceabilité des fibres, mais ça va être coton...Et essayer de ne pas oublier que nous sommes du bout des doigts à la pointe des cheveux entièrement constitués de produits chimiques. Dont le plus important est le dioxyde d'hydrogène :), solvant très utilisé.

 

nanomag (il y a 1 année, 1 mois)

J'allais faire la même remarque que Missumlaut, mais tu es bien mieux renseigné que moi sur les détails.

Lors de la fashion revolution week, j'ai interpellé des marques de fringues chez qui je m'habille en partie, etam, camaieu et naf naf mais aussi Mondial tissus et Tissus.net, pour savoir qui fabriquait mon tissu ? Personne ne m'a répondu

lobort19 (il y a 1 année, 1 mois)

Comme tous ces commentaires sont enrichissants. Merci. Je constate que les "poids lourds" ne communiquent pas ce qui n'est pas bon signe. Nous en tirons donc nos conclusions. Merci à Aelys pour toutes ces voies que nous pouvons privilégier. Nous essayons donc de composer avec nos convictions, nos contraintes financières...

Je ne suis pas forcément pour du tissu bio. Un industriel qui utilise des produits chimiques ne me choque pas, j'aime la viscose.  Ce qui m'importe c'est de savoir s'il maitrise ses rejets et offre des conditions de travail "acceptables" à ses ouvriers. Le documentaire de France 5 mentionnait une usine malaise qui traitait ses rejets. Je n'y vois rien de répréhensible.

soffie (il y a 1 année, 1 mois)

Je me pose la question de nos moyens d'action (dont le plus important est à mon avis notre pouvoir de consommateur et de choix de distributeur). Moi aussi j'écris de temps en temps à diverses enseignes en me disant que s'ils ont beaucoup de demande ils seront enclins à penser que c'est un argument de vente. Mais à mon avis ça ne suffit pas de se baser sur notre pouvoir de consommateur parce c'est difficile de résister au pas cher. Des idées d'action ?

Cilou6 (il y a 1 année, 1 mois)

Pour ma part,  mes tissus viennent exclusivement d'endroits où il s'agit de fin de séries de créateurs ou d'usines, ou de couturières "en retraite" qui me vendent (ou donnent) leur stock. En mode recyclage (ou presque).

Donc pour moi c'est le marché du Prado - ;) Bisoudoudou, le marché de la Plaine est au Prado depuis quelques temps - Mr ALBERT (au fait, il est toujours ouvert ?) - ou Bennytex (quand j'ai la chance d'aller à Paris voir ma sœur qui coud aussi). 

Je n'achète pas de fast fashion, recycle mes vieux vêtements en rembourrage de coussins). 

Cela étant, c'est vrai qu'il y a un grand flou sur la provenance des tissus. Et, comme disait Martine, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup ! 

Poppy&Daisy (il y a 1 année, 1 mois)

Merci à toutes pour tout ce partage d'informations très riches. Je suis aussi très sensible à la provenance et au mode de confection des tissus que j'achète. Mais cette discussion peut prendre plusieurs directions selon où l'on place nos limites : est-on prêt à acheter un lin français dont la fibre a été tissée en Asie ? Est-ce mieux, du coup, qu'un lin Belge tissé en en Europe, vendu dans un autre pays Européen puis arrivé chez nous ? ou tout simplement d'acheter une jolie petite viscose qui, elle, a la chance de pouvoir être fabriquée/tissée(?)/teinte au sein même de l'Hexagone ? Le choix est vaste, presque autant que le bilan carbone...

D'un autre côté, on aura toujours des doutes sur certaines origines (en fonction des prix de vente) et notre pouvoir reste alors le buycott.

Les sources sûres ont déjà été citées (merci @aelys), tant au niveau du partage d'information sur l'origine des fibres/tissage...
J'ai cependant un doute quant à l'origine Britannique des Liberty... mais je n'arrive pas à creuser cette piste.

Je peux ajouter aussi les marques (scandinaves) de jersey en coton bio qui font souvent fabriquer au portugal.

Pic et pic (il y a 1 année, 1 mois)

Pour les marques scandinaves je peux témoigner de mon experience des merceries stockholmoises, j'ai été dans 4-5 merceries différentes, je n'ai quasiment jamais vu d'origine inscrites hormis quelques viscoses "italiennes". Même combat pour le jersey, je n'ai jamais vu d'origine. Si je découvre une marque de fabrication locale, je partagerai l'info.