CAP en candidat libre

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Se former en couture

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pousseverte (il y a 8 mois, 4 semaines)

Bonsoir,

Avez vous des conseils en matière de formation, livres..pour se former à la couture. Je pratique depuis plusieurs années mais j aimerais acquérir des techniques, avoir une formation plus académique que ma pratique quotidienne dans laquelle je me sens parfois limitée.

J avais pensé me procurer des cours de CAP sans forcément le passer, des avis?

pousseverte (il y a 8 mois, 3 semaines)

Up!

soffie (il y a 8 mois, 3 semaines)

Bonjour,

Pour tout le processus, j'ai fini par me demander s'il y avait une méthode "académique". J'ai appris dans des cours "méthode Burda", où l'idée c'est de coudre pour soi et donc d'adapter des patrons à sa morpho, et un cours plus "professionnel", où l'idée c'est de coudre des patrons le plus proprement possible, mais sans ajustement possible. Je ne sais pas dans quelle optique est le CAP.

Suivant ton niveau et ce en quoi tu veux te perfectionner, il y a des livres et des cours en ligne (regarde le groupe Craftsy), si tu en dis plus sûrement quelqu'un pourra te donner plus de pistes.

pousseverte (il y a 8 mois, 3 semaines)

La couture à la main par exemple, tout ce qui est retouche, reprisage. La couture machine avec pose d une fermeture invisible....

J ai trouvé un article qui présente un  livre qui a l air assez complet : coudre initiation et perfectionnement. À voir...

Merci pour ta réponse.

Atelier de Claire (il y a 8 mois, 3 semaines)

Bonsoir, il existe aussi des cours de préparation au CAP couture flou sur la plateforme Artesane. J'ai acheté certains modules et les cours sont plutôt bien faits et complets, et peuvent être utiles même si on ne passe pas l'examen .

Malalasoa92 (il y a 8 mois, 3 semaines)

Hello !

Comme toi je pratique depuis plusieurs années, mais j'ai eu besoin de revoir le B.A. BA. On m'a prêté des cours de couture (issus du BTS conseillère ESF). Depuis maintenant, une semaine (après avoir recopier à la main les cours histoire de les mémoriser et d'avoir les techniques en tête), je réalise chaque étape à la machine. Par exemple : faire les différentes coutures (couture surfilée ouverte, surfilée piquée, anglaise...), faire du biais et le poser (invisible devant, arrière ou à cheval), faire des coins propres, poses des zip, tout type de poches, tout type de patte de boutonnage, pose des cols et encolures....

Sinon j'ai aussi le livre "Manuel pratique de la couture") il est pas mal et montre les différentes techniques cela peut aider.

 

pousseverte (il y a 8 mois, 3 semaines)

Le BTS esf propose une option couture, je ne savais pas, c est une idée, merci!

soffie (il y a 8 mois, 3 semaines)

Ca me laisse perplexe qu'il y ait de la couture au BTS ESF... Si on a déjà une machine, ça peut valoir le coup de savoir s'en servir, sinon ça ne fait pas vraiment faire des économies. Il y a du bricolage au BTS ? 

Pic et pic (il y a 8 mois, 3 semaines)

Des bases de couture pour repriser font faire de bonnes économies, ça augmente bien la durée de vie des vêtements. Et l uppcycling fait aussi faire de bonnes économies. Ça dépend de comment on utilise la couture.

soffie (il y a 8 mois, 3 semaines)

Bonjour,

J'ai peu d'exemple où j'ai vraiment réussi à prolonger la vie de mes vêtements : le mieux, c'était le remplacement des parties usées sur un manteau et un biais en bas d'un autre manteau en laine ; sinon les genouillères en cuir sur les pantalons des garçons (les autres réparations duraient une semaine) ou transformation en short, changer les élastiques des pyjamas, un upcycling d'une chemise homme, une trousse dans des jambes de pantalons, pas vraiment de quoi amortir le coût d'une machine et de la mercerie... je me suis rendue compte que la couturière d'à côté me changeait une fermeture éclair pour à peine plus cher que le coût de la fermeture. On use toujours nos vêtements jusqu'à la corde et il y a peu de parties récupérables. J'essaie toujours dans une perspective de zéro déchet, pas vraiment d'économie. Après c'est peut-être un ensemble, coudre donne peut-être une sensibilisation à la qualité quand on achète et la couture à la main c'est rentable.

Si ça me laisse perplexe, c'est parce que ça me rappelle les cours donnés par la mutualité agricole, là où j'ai appris à coudre et à cuisiner au début des années 80... c'était super mais destiné aux filles, pour devenir une bonne ménagère. C'est pour cela que je me demande s'il y a des cours de bricolage.

 

Pic et pic (il y a 8 mois, 3 semaines)

Oui, j espère que la couture n'est pas que pour les femmes et le bricolage pour les hommes. C'est assez rétrograde...

J'ai ma machine depuis peu mais je trouve que ça me permet déjà de faire des économies non négligeables. Je suis redevenue étudiante pour une petite année donc je dois faire plus attention à mon budget. Avec la couture j'ai pu réparé les vêtements de ski de mon conjoint, coudre une robe pour un mariage, coudre des cadeaux dans des chutes de tissus. Par contre, c'est vrai qu'il n'y avait rien d'indispensable dans ces coutures, donc je ne crois pas que ça puisse réduire beaucoup le budget d'un couple/d une famille qui ne peut se permettre que l'ultra indispensable.

 

Malalasoa92 (il y a 8 mois, 2 semaines)

Perso, j'y ai trouvé mon compte avec ces cours car, il y a une partie sur les textiles (fibres naturelles, fibres synthétiques... type d'armures...), une partie sur l'histoire de la mode (les différentes pièces, l'évolution de la mode à travers les époques), une partie sur le patronage/modélisme, mais surtout les étapes de couture sont expliquées avec des schémas techniques. En téléchargeant les sujets de l'épreuve, je me suis rendue compte que les étapes sont aussi indiquées sous forme de schémas (avec des ronds, des traits, des indications d'espaces...). Ces cours m'aident pas mal. Ils ne sont sans doute pas parfaits, mais je prends quand même smiley.

Maintenant, il ne faut pas oublier que nous nous sommes des candidats libres, et que chacune vient avec ses connaissances et son expérience. 

Il serait intéressant de savoir ce qu'on enseigne pendant les 2 ans de formation au CAP et je parle de l'enseignement en milieu scolaire, pas chez Artesane ou autre site internet, (si une prof de CAP passe par là wink). N'oublions pas que ce CAP permet aux diplômés de travailler dans la confection et une fois devant son poste de travail, l'ouvrière doit comprendre ce qu'on lui demande, et que le schéma technique est un langage universel.

 

FilleFutile (il y a 8 mois, 2 semaines)

J'ai passé un CAP Prêt-à-porter (nom officiel du poste, "mécanicienne en confection"). Vous allez être déçues par le support physique. Pas de secret ni de miracle. Le gros du cours est sorti de la série de livres "Gamme de fabrication" de Jacqueline Chiappetta. (ou similaire) Sur 35h hebdomadaires, au moins 25 étaient dédiées à... la pratique ! Après, ma formation ne contenait que très peu de couture main. Mais les finitions PàP ne sont pas honteuses pour autant. 

Pour progresser, je trouve les patrons Vogue assez intéressants. Certains patrons sont assez exigeants, et leurs explications sont pros.

Concernant la retouche : il n'y a pas de formation officielle, donc pas de support. Néanmoins il existe le livre Singer "Clothing Care & Repair: Extending the Life of Your Clothes". Très bien quand on part de zéro. 

Comme soffie, je recommande les cours Craftsy. (d'ailleurs pour répondre à sa question la "méthode académique" est celle qui obtient le résultat le plus propre possible dans le temps le plus court possible)

laetitia (il y a 8 mois, 2 semaines)

J'ai moi-même fait un BTS ESF (promotion 2006). J'ai eu de la couture en épreuve pratique au BTS d'ailleurs (c'était tiré au sort entre la couture et la cuisine). Comme nous l'ont souvent précisé les profs, la couture ou les cours de cuisine n'étaient plus destinés à apprendre à faire faire aux gens pour leur faire réaliser des économies (et à cette époque la mercerie était déjà chère, la prof de couture nous disait que ça n'avait plus vraiment de sens de dire aux gens que ça leur coûtait moins cher). Ce n'étaient que des "supports" pour créer des ateliers dans des services/association etc pour créer du lien social autour de ces activités. Personnellement, j'ai travaillé dans une association pour personnes immigrées et nous avions des ateliers cuisine et couture dans ce but. J'ai passé le CAP Flou l'année dernière et entre les cours du BTS, ma pratique à moi, (aussi la chance d'avoir été prof de PSE ça aide pour réviser!), et je l'ai eu sans soucis. Les cours de BTS m'ont surtout aidé pour lire les sections, les gammes de montage etc dans le CAP. Par contre, c'est vraiment ma pratique de la couture pour le loisir des années plus tard qui m'a aidé pour la réalisation de la veste! Du coup, cette années je me suis inscrite à la session CAP Tailleur tant qu'à faire ;-)

soffie (il y a 8 mois, 2 semaines)

@Laetitia : merci pour tes explications. Je n'avais pas imaginé sous ce plan-là, j'en étais resté à mon adolescence où les cours de couture de mon village pour les ado me semblait plus destinés à faire de nous de bonnes ménagères ; là je vois bien l'intérêt de cours de couture pour créer un lien social.

Pour en revenir au sujet, je voudrais savoir s'il y a une différence entre la pratique professionnelle et la pratique domestique, après tout, le matériel n'est pas le même, la finalité n'est pas forcément la même (si on prévoit de faire des ajustements ou pas) et je me demande si les patrons sont les mêmes.

FilleFutile (il y a 8 mois, 2 semaines)

La pratique professionnelle, c'est large. Ca va de la couturière seule dans son atelier, au tailleur qui sous-traite une partie du travail à l'étranger (Julien Scavini a très bien expliqué comment il procédait), ou à l'usine qui traite des commandes particulières (robes de mariée) et du PàP pur.

La différence entre les trois, ce sont les moyens. L'usine a sûrement un petit bureau d'étude avec une modéliste qui travaille avec Lectra ou similaire, qui travaille les demandes du client sur son logiciel (à partir des données fournies par celui-ci, càd mesures standards, aisance, détails techniques, etc), l'envoie sur son plotter A0, ou bien directement à la table de coupe laser (ou à la tricoteuse pour les usines qui travaillent les tricots). Là on parle de matos à 5 chiffres avant l'€. Alors forcément, la couturière toute seule, elle se débrouille. Si elle a des capacités en modélisme, elle peut faire ses patrons seule, sinon, il n'est pas rare qu'elle se base sur des patrons existants. (Je me souviens d'un reportage de France3 Cagouille qui montrait une couturière au milieu de nulle part qui proposait à ses clientes des modèles du magazine Burda, comme ça, face caméra.) Mais pour rappel, à toutes fins utiles, il n'est pas obligatoire, pour s'installer en tant que couturière, d'être titulaire d'un diplôme en couture. 

Pour le reste, je le redis, le but, c'est de gagner de l'argent. Donc taylorisation.